30 Septembre 2010

Publié le par Stern

Aussi vite que ma plume est revenue, elle a de nouveau disparu. Peut-être Rosie n'était-elle pas la bonne inspiration? Peut-être que Michael m'hante encore trop? J'ai commencé des petits bouts de choses sans grand intérêt. Quelquefois, un joli poème en sort, quelquefois même ces petits bouts sont d'une mocheté déplorante.

Apparemment, il arrive même à ma plume d'être fatiguée d'écrire. Fatiguée de ne voir aucun résultat à la fin de son parcours, aucune satisfaction, aucun mérite...

Mais si j'écris ici, vous vous doutez bien que cela a une raison d'être. La relecture de Michael m'a donné l'impression de revivre, ma plume s'émoustillait déjà de pouvoir se remettre à l'oeuvre, de pouvoir de nouveau faire vivre ce personnage d'encre et de papier si proche de moi. Il semble que cela soit pour l'instant l'intérêt unique de ma plume, alors autant y replonger, sans se forcer, comme les mots viennent un par un sur le papier.

 

"J'ai toujours aimé la sensation du crayon qui danse par une volonté propre sur la rugueur du papier. La trace de l'encre me semble être le canyon de mes mots. Mes mots, Dieux et maîtres de ma pensée habité par je ne sais quels étranges personnages.

Un en particulier a rythmé ma vie des années durant. Aujourd'hui, je ne saurais la couleur de son sang. Rouge? Noir? Je ne sais plus. Il avait de la réalité pour moi mais, à travers le manteau de brouillard jeté sur ces moments, je vois bien que personne ne l'a jamais vu, à part moi. Pourtant, je me sens obligée de conter son histoire, je le lui dois.

Voici donc les faits objectifs et les témoignages moins objectifs que j'ai pu rassembler à son propos."

 

Michael - Le bleu de son regard

Publié dans Journal d'un roman

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
L
<br /> <br /> Les jours passants ne nous laissent pas toujours non plus le temps d'écrire ou de créer...<br /> <br /> <br /> <br />
Répondre